Trent Davis Bailey

Trent Davis Bailey est un artiste et photographe américain, il est né et réside dans le Colorado. 



– Lieu de vie et atelier — ensemble ou séparés ?

Ensemble, mais légèrement séparés. Mon studio est un bâtiment annexe sur la même propriété que la maison familiale, que je partage avec ma femme, Emma, et nos deux enfants.

– As-tu un rituel quotidien ?

Je bois du café et du thé. Je fais de l’exercice. Je lis des livres. Je salue les vieux arbres, surtout des pins et des peupliers deltoïdes. Je les écoute, ainsi que les oiseaux. Et en voiture, je freine pour éviter les cerfs et les élans.

– Quel est le premier livre d’art dont tu te souviens ?

Ce serait soit Los Alamos de William Eggleston (2003, Scalo Verlag Ac), soit Diane Arbus Revelations (2003, Random House), tous deux publiés alors que j’étais en terminale. Je me souviens encore de ces livres que je feuilletais l’un après l’autre, totalement émerveillé par leur travail, et pensant à quel point les possibilités d’utiliser la photographie comme outil pour documenter les autres et évoquer les lieux sont vastes et étendues.

– Quelle musique écoutes-tu en travaillant ?

Quand je suis dans mon studio, si je ne travaille pas dans le silence, j’écoute des disques. Parmi mes préférés : Big Thief, Blood Orange, Nils Frahm, Philip Glass, Nicolas Jaar, Fela Kuti, Sufjan Stevens, Gillian Welch, Neil Young, et plusieurs LP Blue Note. Quand j’étais petit, mon premier groupe préféré a été les Grateful Dead, et je les écoute toujours.

– Quelle est la chose que tu préfères dans ton atelier ?

Il est difficile de n’en choisir qu’une — surtout quand je pense aux œuvres de ma mère et de mes enfants, ou aux objets pratiques comme mon scanner de films, mon mur de montage et les outils que j’utilise presque tous les jours — mais j’aime particulièrement cet Akari de Noguchi.

– As-tu toujours voulu devenir artiste ?

Oui, plus ou moins. À l’adolescence, j’aimais me cacher dans la chambre noire de mon école et je sautais le déjeuner pour faire des tirages. À la même période, à treize ans, j’ai supplié mon père de m’acheter une basse, et j’ai joué dans des groupes jusqu’au milieu de la vingtaine. Mon rêve d’adolescent était soit de devenir photographe, soit bassiste. Je n’arrive toujours pas à croire que l’un de ces deux rêves se soit réalisé.

– À quoi ressemble une journée de repos ?

Beaucoup de mes « journées libres » servent à rattraper des choses que j’ai reportées, mais les meilleures sont partagées avec ma famille. Idéalement, une journée libre inclut un repas sans trop de contraintes — peut-être un pique-nique — et si nous sommes près d’une source chaude naturelle, ce qui n’est pas rare au Colorado et dans certains États voisins, il y a de fortes chances que nous fassions une pause pour nous y baigner.



Livres & Objets

Sans titre (Autoportrait avec Bennett), Montana, 2020

La chose que je préfère au studio : cet Akari de Noguchi

Panier (0)
Votre panier est vide
Calculate Shipping
Panier (0)
Votre panier est vide
Calculate Shipping